Ce que font 9 victimes sur 10 — et qui leur coûte des dizaines de milliers d'euros d'indemnisation.
⚠️ Ce guide ne remplace pas un conseil juridique personnalisé. Chaque situation est unique. Si vous avez été victime d'un accident corporel, consultez un avocat spécialisé avant de signer quoi que ce soit avec votre assurance.
Chaque année en France, des milliers de victimes d'accidents corporels signent des accords d'indemnisation très largement sous-évalués — parfois de 50 à 90 % en deçà de ce à quoi elles avaient droit. Non pas par mauvaise volonté, mais parce qu'elles ignoraient leurs droits ou ont commis des erreurs évitables dans les premiers jours suivant l'accident.
Ce guide vous présente les 5 erreurs les plus courantes et, surtout, ce que vous devez faire à la place. Lisez-le attentivement : les décisions prises dans les premières semaines conditionnent souvent l'ensemble de votre indemnisation.
C'est l'erreur numéro un, et de loin la plus coûteuse. Après un accident, l'assurance adverse vous contacte rapidement avec une offre d'indemnisation. Elle semble correcte, elle est formulée dans un langage rassurant — et elle est presque toujours dramatiquement insuffisante.
🚨 Les assureurs sont légalement tenus de formuler une offre dans les 3 à 8 mois selon la loi Badinter, mais rien ne les oblige à ce qu'elle soit juste. Leur objectif est de clore le dossier au plus vite, au coût le plus bas.
Les premières offres omettent systématiquement des postes de préjudice entiers : le préjudice esthétique, le préjudice d'agrément, le pretium doloris, les pertes de revenus futurs, l'aide humaine permanente... Des postes qui peuvent représenter la majeure partie de l'indemnisation totale.
✅ Ce qu'il faut faire : Ne signez jamais rien avant d'avoir consulté un avocat spécialisé. La consultation initiale est gratuite dans notre cabinet. Une fois l'accord signé, il est définitif — vous perdez tout droit à une indemnisation complémentaire.
Votre dossier médical est le fondement de toute indemnisation. Des preuves incomplètes ou mal documentées permettent à l'assurance de minimiser la gravité de vos blessures — et donc le montant de votre indemnisation.
✅ À savoir : Certaines séquelles n'apparaissent que des semaines ou des mois après l'accident (traumatismes cervicaux, troubles psychologiques post-traumatiques, algodystrophie...). Un suivi médical rigoureux permet de les intégrer dans votre dossier.
La consolidation est le moment où votre état de santé est stabilisé et où vos séquelles définitives peuvent être évaluées. Accepter une indemnisation avant ce stade, c'est accepter une photo floue de votre préjudice — prise avant qu'on en connaisse l'étendue réelle.
🚨 Une transaction signée avant consolidation est valable même si votre état s'aggrave par la suite. Vous n'aurez plus aucun recours, même si votre invalidité s'avère plus importante que prévu.
Les assureurs le savent et multiplient les relances et les offres "avantageuses" avant la consolidation. C'est une stratégie délibérée : ils savent que l'indemnisation post-consolidation sera souvent beaucoup plus élevée.
✅ Ce qu'il faut faire : Attendez que votre médecin traitant ou le médecin expert ait prononcé la consolidation avant toute négociation. Si vous avez besoin d'argent rapidement, votre avocat peut obtenir une provision (acompte) sans que vous renoncez à vos droits futurs.
L'expertise médicale est un moment décisif. Le médecin missionné par l'assurance va évaluer vos séquelles — et son rapport servira de base au calcul de votre indemnisation. Il est expérimenté, formé à minimiser les taux d'incapacité. Face à lui, la victime seule est dans une position de faiblesse structurelle.
Ce que l'assurance ne vous dit pas : vous avez le droit d'être assisté par un médecin conseil de votre choix, appelé médecin de recours, dont le rôle est de défendre vos intérêts médicaux face au médecin de l'assurance.
✅ À retenir : Un taux d'IPP (Incapacité Permanente Partielle) mal évalué de 2 ou 3 points peut représenter une différence de plusieurs dizaines de milliers d'euros sur votre indemnisation totale.
La grande majorité des victimes ne savent pas qu'elles disposent déjà d'une protection juridique incluse dans leurs contrats d'assurance habitation, automobile ou carte bancaire. Cette garantie prend en charge tout ou partie des frais d'avocat — sans que vous ayez à avancer le moindre euro.
✅ Réflexe à avoir immédiatement : Vérifiez vos contrats d'assurance (habitation, auto, complémentaire santé, carte Visa Premier ou Infinite, etc.) pour la mention "Protection Juridique" ou "Défense Recours". Signalez-la à votre avocat dès le premier rendez-vous.
Par ailleurs, de nombreuses victimes ignorent l'existence du FGTI (Fonds de Garantie des victimes de Terrorisme et d'Infractions) pour les victimes d'agressions, ou de l'ONIAM pour les accidents médicaux — des organismes qui indemnisent même en l'absence de faute identifiée.
Enfin, beaucoup pensent qu'un avocat spécialisé représente un coût prohibitif. La réalité : les cabinets spécialisés en dommage corporel travaillent uniquement au résultat. Vous ne payez rien tant que vous n'êtes pas indemnisé. Les honoraires sont prélevés sur l'indemnisation obtenue — et l'augmentation obtenue grâce à l'avocat dépasse systématiquement ces honoraires.
🚨 Sans avocat, vous négociez avec un professionnel de l'indemnisation, en terrain inconnu, avec des milliers d'euros en jeu.
Ce guide vous donne les bases, mais chaque dossier est différent. Un entretien de 30 minutes avec l'un de nos avocats peut changer radicalement le montant de votre indemnisation. Le premier rendez-vous est toujours gratuit et sans engagement.