Les souffrances endurées indemnisent les douleurs physiques et psychiques subies entre l'accident et la consolidation. L'expert les cote sur une échelle usuellement graduée de 1 à 7, en tenant compte des hospitalisations, interventions, rééducation, traitements et du retentissement psychologique. Aucune cotation ne donne droit à un montant automatique : les référentiels proposent des fourchettes, mais l'évaluation reste individualisée et distincte du déficit fonctionnel permanent.
Un chiffre sur 7, inscrit au détour d'un rapport d'expertise, résume des mois de douleur. Encore faut-il que tout ce qui les a causées y figure : une intervention oubliée, un suivi psychologique non mentionné, et la cotation baisse d'un cran.
Les souffrances endurées indemnisent les douleurs physiques et psychiques subies par la victime depuis l'accident jusqu'à la consolidation : la douleur des blessures elles-mêmes, celle des interventions et des soins, de la rééducation, mais aussi l'angoisse, le choc, les troubles psychologiques de cette période.
Les douleurs qui persistent après la consolidation relèvent en principe du déficit fonctionnel permanent. La frontière entre les deux postes se situe à la date de consolidation.
L'expert cote ces souffrances sur une échelle usuellement graduée de 1 à 7 :
| Cotation | Qualification usuelle |
|---|---|
| 1/7 | Très léger |
| 2/7 | Léger |
| 3/7 | Modéré |
| 4/7 | Moyen |
| 5/7 | Assez important |
| 6/7 | Important |
| 7/7 | Très important |
Le rapport d'expertise doit permettre de comprendre pourquoi telle cotation a été retenue. Une cotation sans justification se discute.
Le retentissement psychique est le plus souvent oublié. Il doit être documenté : certificat du médecin traitant, suivi psychologique, traitements. Ce qui n'est pas dans le dossier n'est pas coté.
Une cotation ne se convertit pas automatiquement en euros. Des référentiels indicatifs proposent des fourchettes par degré, et les décisions rendues donnent des repères ; mais aucun barème ne s'impose au juge, qui apprécie les circonstances propres à chaque victime.
Deux souffrances cotées 4/7 peuvent donc être indemnisées différemment selon ce que le dossier démontre : durée, intensité, nombre d'opérations, jeune âge de la victime, retentissement psychique.
Les souffrances endurées sont distinctes du déficit fonctionnel temporaire — la gêne dans les activités de la vie courante avant consolidation — du préjudice esthétique temporaire ou permanent, et du DFP après consolidation. Chacun s'évalue séparément ; l'absorption d'un poste par un autre est une cause fréquente de sous-indemnisation.
Comme pour le DFP, la discussion se mène d'abord pendant l'expertise, avec l'assistance d'un médecin-recours et les pièces qui documentent la réalité des souffrances. Après le rapport, une contre-expertise ou une expertise judiciaire reste possible.
Il n'existe pas de montant automatique. Des référentiels indicatifs proposent des fourchettes par degré, mais aucun barème ne s'impose au juge : l'indemnisation dépend de ce que le dossier démontre (durée, intensité, interventions, retentissement psychique, âge).
Oui, le poste couvre les souffrances physiques et psychiques. Encore faut-il qu'elles soient documentées : certificats, suivi psychologique, traitements. Ce qui ne figure pas au dossier n'est pas coté.
Elles relèvent en principe du déficit fonctionnel permanent, qui couvre notamment les douleurs permanentes après consolidation. Les souffrances endurées s'arrêtent à la date de consolidation.
Oui, d'abord pendant l'expertise, avec l'assistance d'un médecin-recours et les pièces utiles ; ensuite par une contre-expertise ou une expertise judiciaire.
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Les souffrances endurées couvrent la douleur jusqu'à la consolidation, cotée de 1 à 7. Aucune cotation ne vaut un montant automatique, et le retentissement psychique doit être documenté pour être pris en compte.
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Elle se discute, d'abord pendant l'expertise. Le cabinet n'intervient que pour les victimes.
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